Médiation et kangourous

France Bleu Loire-atlantique nous partage dans la rubrique « Insolite » la fugue de deux wallabies, vous savez les cousins du kangourou. 

Déformation professionnelle oblige, mon esprit saute, gambade, rebondit, tel un marsupial, et m’appelle à me questionner sur les raisons possibles de cette évasion ? 

Nos deux « Skippy » auraient-ils organisé cette fuite à la recherche d’une meilleure place ?

Cela m’amène à la réflexion du jour, c’est quoi : « Être à sa place » ?

Je vous partage une définition de l’expression : « Être fait pour une fonction qu’on occupe, adapté au milieu, aux circonstances. »

J’imagine que vous comprenez donc comme moi, que si le milieu évolue ou les circonstances changent, notre place peut bouger. 

C’est plutôt rassurant et très engageant en cas d’insatisfaction, de frustration ou tout simplement d’envie de changement, tout semble possible.

Pour le psychiatre Jacques Lacan « le second acte philosophique est de savoir rester à sa place, le premier est de définir où elle se trouve. »

J’aime l’idée que moi, l’autre, vous, n’ayons pas d’emblée, de place prédéterminée.

Notre responsabilité individuelle est de réfléchir à la place que l’on souhaite occuper, au sein de notre famille, dans notre vie professionnelle, dans nos engagements politiques ou citoyens. 

La place que l’on se donne n’est-elle finalement pas, celle que l’on s’autorise à prendre ?

En médiation, le travail autour de la place de chacun est essentiel. La clarification est centrale pour apaiser les tensions. 

D’ailleurs, ne dit-on pas pour éclairer la compréhension d’une situation « mets-toi à ma place ! » ?

Mon travail, c’est de faire voyager mes clients en situation de conflit, de leur place à la place de l’autre, ce qui permet d’emprunter les clés de la compréhension du monde de l’autre.

J’insiste sur le fait que cette excursion chez l’autre, doit d’être temporaire. 

Vous noterez que l’expression « Se mettre à la place de l’autre » au sens propre, c’est lui prendre sa place, ce qui serait, ni plus ni moins, qu’une usurpation.  

Et comme l’usurpation sous-entend un manque total de respect non seulement des autres mais également de la vérité et donc finalement de soi, il est nécessaire que chacun reparte chez soi, sur sa planète. 

Le voyage de la médiation, c’est un regard, une vision, un angle, une ouverture, une compréhension, une découverte d’un discours contradictoire qui devient audible et compréhensible. C’est le droit à la défense de son point de vue.

La médiation aide à reprendre sa « bonne place », votre place, celle qui redonne une harmonie avec vous-même et par ricochet, avec les autres.

Comme le dit le Théologien américain, Lewis Smedes « l’équilibre, c’est de se sentir à sa place. » 

Alors aujourd’hui, c’est comment pour vous ?  

Vous diriez que vous êtes « à votre juste place », « dans la place », « à une place de choix », « à une place d’honneur » ou plutôt en mode « sur place » ?

Bon, avant de vous quitter et pour nos amis animalistes, je tiens à vous partager la bonne nouvelle : nos deux kangourous sont sains et saufs et ils semblent avoir trouvé leur équilibre, leur place, au Parc animalier « Planète sauvage », à proximité de Nantes. 

Allez, je vous laisse la place.

Je vous dis à très vite,  

Miss Utopie

Une réflexion sur “Médiation et kangourous

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