Socquettes et médiation

Une question grave et essentielle aujourd’hui.

 Y-a-t-il un second marché lucratif pour la socquette, vous savez cette petite chaussette basse qui arrive au-dessus de la cheville ?

Elle disparaissent massivement dans les foyers.

Bien qu’un proverbe créole dise que « seule la chaussure sait si la chaussette a des trous. » 

Personnellement, j’ai bien conscience quand un de mes pieds n’a pas de chaussette. 

C’est un vrai sujet sous mon toit, j’estime que 30% d’entre elles disparaissent, ce qui, mathématiquement laisse 30% d’orphelines, tristement abandonnées dans le fond d’un sac en attentant une hypothétique retrouvaille.

J’ai donc cherché une solution pragmatique et finançable. 

J’ai acheté 25 nouvelles paires identiques donc interchangeables.

Le taux de perte ou d’abandon reste le même, mais les 70% restantes sont toutes compatibles.

Faut-il donc, pour qu’une organisation fonctionne, que ses membres soient similaires, compatibles et/ou interchangeables  ?

En d’autres termes, la différence nuit-elle à la performance ?

Ou encore, la diversité est-elle un risque pour la cohésion d’équipe ?

La diversité des membres d’une équipe peut dans certains cas accroître sa créativité et améliorer la prise de décisions, on aborde ici l’idée de l’intelligence collective.

Dans d’autres cas, elle peut nuire à la cohésion, à la confiance et à la communication avec pour corolaire une hausse des tensions et des conflits. 

Qu’est-ce qui fait la différence et qui permettrait que la diversité devienne un facteur clé de succès ? Deux choses selon moi :

  1. Les valeurs portées par l’entreprise
  2. La formation des salariés et plus particulièrement des managers 

Avoir la bonne posture n’est pas instinctif.

Développer ce que j’appelle une capacité au leadership par l’écoute s’apprend, s’accompagne et s’expérimente.

J’enfonce une porte ouverte : un manager doit être un créateur ou un déclencheur d’envie pour son équipe :

Envie d’adhérer,

Envie d’apprendre,

Envie de dépasser,

Envie d’oser risquer même.

Mais le manager est également un gestionnaire de conflits, un bureau des pleurs.

Avoir des managers formés 

à l’écoute active, 

à la médiation, 

à la communication non violente, 

et à la gestion des conflits, 

permet non seulement d’ouvrir l’entreprise à la diversité tout en limitant les risques de crise mais aussi d’outiller les managers pour accompagner le mieux-être et la créativité en entreprise.

Bien que la claquette/chaussette soit une contre-indication au bon goût, pour la journaliste africaine Edith Boukeu : « L’expérience n’est pas une contre-indication à la formation. »

Confucius va même plus loin, pour lui : « Il faut trois ans pour apprendre à parler et toute une vie pour apprendre à écouter. »

Il est peut-être aussi temps pour moi d’apprendre à me taire, alors je vous laisse.

Je vous dis à bientôt.

Miss Utopie

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